La visite d’Avon les Roches 2017-05-20T10:50:27+00:00

Une visite pleine de découvertes historiques

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Église Notre-Dame

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De la construction primitive (12ème siècle), il reste notamment le portail Sud et le porche, sous lequel on peut lire une inscription en lettres gothiques indiquant :

« l’an MYL IIIC LXXVI (1476) devant Nan[cy] dedans Lorrene fut tué le duc de Bourgoigne la vigille de la thyphoine (la veille de l’épiphanie)[6] ».

À l’intérieur (demander les clés à la mairie) on peut voir un bénitier du 12ème orné de quatre têtes d’hommes et d’animaux fabuleux ainsi qu’une cuve baptismale avec son couvercle; de la même époque avec quatre têtes d’hommes barbus, ces éléments ayant été retrouvés en 1855 dans le jardin du presbytère par l’abbé Bourrassé.

Le lavoir de la Poste

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Sur le ruisseau du Puy Chauveau, existait déjà en 1831. Il existe neuf lavoirs sur la commune, la plupart ont été restaurés et décorés avec les instruments des lavandières.

Le cimetière

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On peut y voir une croix du 15ème siècle, dont l’écusson représente la crucifixion avec deux léopards, ainsi que le monument aux morts des soldats belges.

La Salle

Le fief de la Salle d’Avon date de 1484 (voir Histoire) ; le logis seigneurial est du 15ème siècle mais garde des vestiges du 14ème ; il fut modifié au 17ème siècle (cheminée du logis et dépendances) ; un procès-verbal de 1693 indique que le portail et une partie du mur d’enceinte sont ruinés.

Jautrou

Une maison du 15ème siècle subsiste au n° 18, rue de la Fouquetrie, qui conduit au hameau de Jautrou, où se trouve, au n° 1, une maison du 16ème siècle ainsi qu’une autre maison ancienne avec un passage couvert et, à la sortie du hameau, un beau lavoir. En continuant la route, on a une belle vue sur le centre d’Avon.

Oigné

À l’Est de la commune : Ce toponyme, venant du gallo-romain Oniacus ou domaine d’Onius indique qu’il y avait là un domaine agricole ; ce fief avait un revenu annuel de 100 livres en 1639 (voir note 15, âge 10) et appartenait alors à Gueldemne de Durfort, marquis de Duras (voir Histoire). On peut y voir un pigeonnier circulaire contenant 1 000 boulins[7]. De ce lieu on a une très belle vue sur les Roches-Tranchelion.

Les Roches Tranchelion

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Le château

De la forteresse édifiée au 15ème siècle par Guillaume de Tranchelion (voir Histoire) et qui était déjà détruite à la Révolution, il reste des vestiges de la porte d’entrée fortifiée, du mur Nord avec une tour carrée et de la muraille Sud ainsi que des casemates creusées dans le rocher.

La Collégiale

L’église actuelle a été construite au 16ème siècle par Lancelot de la Touche (voir Histoire), la façade avec ses niches à colonnettes, et son pinacle représentant le Père Éternel coiffé de la tiare et entourés d’anges munis d’une double paire d’ailes, la main gauche appuyée sur la Terre et la main droite bénissant les visiteurs, est des rares témoignages du gothique flamboyant en Touraine. On peut voir à l’intérieur une jolie niche avec un dais richement sculpté (dans le bras du transept) ainsi que, dans le chœur, l’entrée d’une crypte funéraire creusée dans le rocher et destinée à recueillir les seigneurs du lieu. Les murs de la tour d’escalier montant au clocher sont couverts de graffiti ; la plupart ont été écrits par des soldats, sans doute en poste au camp du Ruchard mais on peut aussi distinguer dans l’embrasure d’une fenêtre un graffiti daté « mil cinq cens soixante et ung » et attribué à Gabriel de Montgommery. Selon J. Maurice (voir Bibliographie), il existe aussi deux autres graffiti anciens, l’un indiquant « Vigne Tounner, couvreulx, demorant à Crissé, mil cinq cens XXIII », et l’autre « la cloche paise 95 livres, la petite 61. Elles sont faites aux frais de Pierre-Candide Perraud ». Ce dernier fut le doyen des cinq chanoines de 1768 à 1790. En effet Lancelot de la Touche avait institué un collège de cinq chanoines (d’où le nom de l’église) chargés d’assurer la célébration du culte, qui perdura jusqu’à la Révolution ; les vestiges de la maison des chanoines subsistent au bas d’un escalier descendant de la butte.

Dans le chemin qui passe sous la Collégiale, s’appelait la rue chaude, on peut voir des habitations troglodytiques ; la première est ouverte et contient une belle cheminée.

Le long de la Manse

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Naie : le nom de ce fief apparaît pour la première fois au 11ème siècle sous le nom de Terra de Anais (charte 168 du cartulaire de Noyers) mais il y avait bien avant une villa gallo-romaine (Nasia villa) comme le montrent les nombreux fragments de tuiles retrouvés au Petit Naie ; le fief appartenait en 1480 à Louis de la Trémoille (voir L’Île-Bouchard) et en 1754 à Paul Jean Baptiste Barjot de Roncé (voir Crouzilles). L’ancien château, édifié au 15ème siècle, fut vendu en 1794, comme bien national, pour 30 100 livres au citoyen Savatier de Trogues (dont la chapelle funéraire est dans le cimetière) ; il fut ensuite largement modifié en 1870 ; la ferme voisine comprend un pigeonnier cylindrique aménagé dans une ancienne tour de défense. Il y avait aussi un moulin sur la Manse, qui figure sur un plan du 18ème siècle et qui a fonctionné jusqu’en 1950.

[1] Ce toponyme est très fréquent en Europe ; on le trouve plus de 60 fois dans le seul département de l’Indre-et-Loire et il est expliqué de différentes façons mais il est possible, surtout quand il est employé au singulier, qu’il désigne une ancienne étape près d’une voie gallo-romaine, construite en briques et couvertes de tuiles.[2] Droit de nommer le vicaire et de percevoir son bénéfice.[3] Guy-Alphonse de Durfort était le fils de Jacques de Durfort (1547-1626), qui avait épousé Marie Marguerite de Montgommery, (1585-1606) petite fille de Gabriel de Montgommery.[4] Lallay, variante de Alleu avait un revenu annuel de 30 livres en 1639.[5] Gustave Guérin (1814-1881) fut l’architecte de la ville de Tours et du département ; avec son fils Charles Guérin, également architecte, il reconstruisit ou restaura une quarantaine d’églises en Indre-et-Loire.[6] Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, fut tué le 5 janvier 1477 lors du siège de Nancy ; l’inscription porte la date de 1476 car la nouvelle année commençant au 1er mars, on était encore en 1476 au mois de janvier ; la « thyphoine » ou typhaine ou théophanie est l’ancien nom de l’épiphanie.[7] Cavité à l’intérieur d’un pigeonnier ; chaque cavité abritait un couple et correspondait à la possession d’une acre de terre, c’est-à-dire de 5 000 m² environ ; un pigeonnier comportant 1 000 boulins indiquait donc la possession de 500 hectares.

» Bourderioux (Abbé) : Les Roches-Tranchelion et ses seigneurs (BAVC VII. 3. 1969)
» Dumas Françoise : Le trésor monétaire d’Avon-les-Roches (BAVC VII. 3. 1969)
» Maurice J. : Souvenirs sur les Roches-Tranchelion et le comte de Montgomery (BAVC VII. 3. 1969)
» Meneau Michel : Tranches de vie et d’histoires aux Roches Tranchelion
» Montoux André : Naie dans Vieux logis de Touraine (Tome 8. 1990)
» Rabusseau Jean-Louis : Le Camp du Ruchard